La convention de Bruxelles- Mois de Juillet 07





Le Pasteur Lazare Manirankunda et son interprète
Laurent avaient tous deux raison de se réjouir dans le Seigneur. Le thème choisi à l'occasion était:"Moi et ma maison, nous servirons l'Eternel" Josué 24:15







Le frère FranÇois de la Chorale de l'ADC a remarquablement levé sa main comme pour manifester l'attachement de toute le groupe au Seigneur Jésus.
















Au premier plan le Diacre Rénovat, les pasteurs Semukiza Ezechiel du Rwanda et Olof de Suède de même que son épouse.

Ce sont ici quelques images de la première convention organisée par des chrétiens Burundais qui résident en Europe.
Voulez-vous le contact avec l'Assemblée des Disciples de Christ ou la soutenir? Voici tout ce qu'il faut pour cela.

ASSEMBLEE DES DISCIPLES DE CHRIST (ADC)
Rue Uyttenhove 51, 1090 Bruxelles

Pasteur Lazare MANIRANKUNDA +32494724631

Paroledepaix-PPR: Non à la mort, non aux armes

Paroledepaix-PPR: Non à la mort, non aux armes

Salutations du Pasteur Claude Bigirimana

Notre frère Claude Bigirimana qui réside en Ecosse actuellement a souhaité transmettre ses salutations à tous ceux qui lisent notre site. Il nous a accordé la faveur de publier son tout premier clip.

Que le Seigneur le bénisse.

"Mu nyonga zawe heza, aho niho wangeneye! "

http://www.youtube.com/watch?v=aXQME4iK41w

Deux anciens missionnaires au Burundi nous parlent.


Les Pasteurs Olof Djurfeldt, Lazare Manirankunda et Théodore Manirakiza, Oscar Mayori et le couple Henry Stålgren
à Bruxelles en Juillet 07
Intervew (2ème partie et fin)

Question: Hilaire Nininahazwe

Bonjour frère, voulez-vous vous présenter ?

Réponse: Olof Djurfeldt

Mon nom c’est Olof Djurfeldt, je suis suédois. J’ai été missionnaire en Afrique pendant un terme, c’était depuis 1959 jusque en 1962. D’abord au Congo ensuite au Burundi. Ma tâche la plus importante c’était l’enseignement dans les écoles mais j’étais aussi prédicateur. J’ai donc prêché la Parole en Afrique et ailleurs.

Après mon temps, disons notre temps parce que j’avais une famille ma femme et deux petites filles, nous sommes retournés en Suède. A cause d’une vocation de travailler dans le journalisme, j’étais Rédacteur en chef d’un journal, d’un quotidien pentecôtiste pendant plus de vingt ans.

J’ai vu cette œuvre comme une continuation de l’œuvre de Dieu en Afrique. J’ai vu la Suède comme un champ de mission en retournant de l’Afrique. Je n’ai jamais pu oublier l’Afrique, j’y suis retourné de temps en temps. En même temps je me suis beaucoup occupé du Burundi. J’ai fait des études d‘Anthropologie sociale et j’ai écrit une thèse sur l’ancien système politique du Burundi. J’ai aimé ce pays et j’ai pu le visiter plusieurs fois, dans les années 90, en 1995, 1998 et en 2003. J’ai été à chaque fois émerveillé par l’œuvre de Dieu qui a pu continuer malgré les difficultés énormes.

Question:Hilaire Nininahazwe

Vous, en tant qu‘homme des médias, êtes-vous informé sur la situation de la presse chrétienne au Burundi ?

Réponse: Olof Djurfeldt

Je ne suis pas tellement informé. Je me rappelle que quand j’étais au Burundi en 1970 il n’y avait pas de journal chrétien; du moins pas de journal pentecôtiste. Et pourtant, les Eglises étaient assez grandes quand - même. J’ai (voulu) encouragé (r) la création d’un journal et peu de temps après cela on a commencé à publier un bulletin qui s’appelait « IJWI RYA PENTEKOTI ». Il a pu continuer à paraître. J’admire cette œuvre, pour le reste je n’en sais pas beaucoup. Je sais que les pentecôtistes du Burundi se sont engagés dans l’œuvre de la littérature.

Question: Hilaire Nininahazwe

Quelle est la place que vous donneriez aux journaux chrétiens dans le cadre de la recherche de la paix et la réconciliation par Christ ?

Réponse: Olof Djurfeldt

Quand j’étais au Burundi dans les 90, je me suis (revenu) intéressé au rôle des sages dans l’histoire du Burundi. Il y avait une institution spéciale pour cela. On appelait ces sages ABASHINGANTAHE. C’était des hommes mûrs . On m’a fait savoir qu’un UMUSHINGANTAHE n’était ni tutsi, ni hutu ni twa. Il était MURUNDI. Il avait le devoir de réconcilier les gens, d’être un exemple pour les autres. J’ai dit qu’un chrétien doit être un UMUSHINGANTAHE. Cet enseignement a été bien accepté par les frères du Burundi.
Je crois que la chose principale dans un conflit c’est d’essayer de trouver une identité supérieure à l’identité du groupe ethnique. Tous les habitants du Burundi sont des Barundi mais il existe une autre identité qui est plus importante c’est l’identité chrétienne. Alors ils ne sont pas seulement des BARUNDI mais des BAKRISTO.

Question: Hilaire Nininahazwe

J’ai une question , elle n’était pas dans la préparation mais c’est une réalité. Elle l’est même au sein de cette assemblée où nous sommes réunis. Elle concerne les dénominations.
Lorsque quelqu’un m’écrit un message (e-mail) en me disant qu’il est de telle ou de telle autre dénomination, qu’il croit en Dieu et en Jésus-Christ ; comment peut-on s’adresser à ce frère sans le frustrer ni le blesser ?
: Olof Djurfeldt

Je n’ai pas très bien compris votre question.
Question: Hilaire Nininahazwe

Je me reprends. Vous avez très bien dit qu’un chrétien doit être un UMUSHINGANTAHE c’est à dire qu’il doit avoir une identité au- dessus de celle des Barundi. C’est à cette occasion que vous avez parlé d’une identité chrétienne.

La réalité est que lorsque nous allons prêcher l’Evangile, nous rencontrons d’autres frères qui sont déjà présents sur le terrain et qui nous disent : « Nous sommes des chrétiens mais nous ne sommes pas(soyons précis) des pentecôtistes ».
Comment devons-nous tenir en face de ces frères ?

Réponse: Olof Djurfeldt

Je crois qu’il est toujours important de savoir que nous les pentecôtistes, nous n’étions pas les premiers chrétiens. Il y avait de bons chrétiens avant nous et nous sommes des chrétiens parce qu’il y a eu de ces chrétiens qui ont prêché l’Evangile, qui ont traduit la Bible et préparé l’avenir.
Mon grand-père était prédicateur baptiste, sa mère était membre d’une église luthérienne mais elle avait prié pour son fils pendant bien des années et finalement il s’est converti. Ensuite mon père est devenu pentecôtiste et il a influencé mon choix.

Je pense qu’il est très nécessaire de se souvenir que les autres chrétiens évangéliques n’ont pas une religion différente de la nôtre, nous avons en commun la même foi basale. Nous croyons en Christ, et nous croyons en un Dieu Trinitaire : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ce que nous avons fait comme expérience et qui est très précieux pour nous c’est le baptême du Saint-Esprit et les dons spirituels.

Ces expériences sont reconnues aujourd’hui par bien d’autres chrétiens qui s’appellent souvent des charismatiques. Ils ont fait les mêmes expériences que nous. Nous, nous continuerons à être des pentecôtistes mais notre première identité c’est d’être CHRETIENS.

Question: Hilaire Nininahazwe

Vous m’avez regardé avec un amour paternel, eh.. fraternel(rires). Je suis très content de vous. Auriez-vous un conseil supplémentaire à nous donner?

Réponse: Henry Stålgren

Oui, nous sommes des frères en Christ. Nous sommes des chrétiens, nous sommes des enfants de Dieu. Cela est merveilleux ! Si je reviens sur la question des dénominations, ce sont des choses de la terre. Dieu ne connaît pas cela. Il nous voit comme ses enfants inscrits dans son Livre chez Lui. Bien entendu, il ne faut pas le négliger, il faut remercier le Seigneur pour les différentes Eglises qui font ce travail avec tous leurs responsables. Ils sont appelés par le Seigneur, nous l’espérons. Les dénominations différentes, ce sont des choses de la terre. Ce qui compte c’est que nous ayons vraiment le feu du Christ, le Saint-Esprit dans nos coeurs, l’amour du prochain et que tout soit uni en même temps nous souhaitons que nous puissions nous préparer pour le retour du Christ
Question: Hilaire Nininahazwe

Je vous remercie infiniment pour votre entretien,
Bon retour en Suède.

Hilaire Nininahazwe

Parole de Paix et de Réconciliation
www.ourchurch.com/member/h/Hilaire

Deux anciens missionnaires au Burundi nous parlent.


Entretien de la Parole de Paix et de Réconciliation avec deux Pasteurs de Suédois:
Henry Stålgren et Olof Djurfeldt
Par Hilaire Nininahazwe

Sur la Photo: Le Couple Anna Karin et Henry Stålgren

Question: Hilaire Nininahazwe

Bonjour,
Je suis très heureux de vous rencontrer,
voulez-vous vous présenter frère, comment vous appelez-vous, d’où venez-vous?

Réponse: Henry Stålgren

Bonjour frère, je m’appelle Henry Stålgren et je viens de la Suède.
Je pense que la question qui vous intéresse concerne nos années au Burundi. Je peux vous dire que mon épouse et moi, mon épouse s’appelle Anna Karin et mon nom c’est Henry Stålgren. Nous sommes arrivés au Burundi pour la toute première fois en 1965. Nous avons travaillé en tant que missionnaires. On m’a confié la tâche de Directeur de l’Ecole Normale de Kiremba et mon épouse qui était infirmière s’occupait des élèves.

Le Burundi, c’est un pays que nous aimons beaucoup. Déjà lors de notre arrivée, nous avons constaté l’existence des tensions politiques, des tensions très dures. En 1972 cela a vraiment éclaté et dans tout le pays il y a eu des gens qui ont été malheureusement tuées, des personnes innocentes. Ceci s’est passé notamment à l’Ecole Normale de Kiremba. On a compté au total deux cents mille morts et cela nous a fortement touché.

Question: Hilaire Nininahazwe

Vous avez été missionnaire au Burundi, vous avez aimé le Burundi, vous aimez toujours le Burundi est-cela qui a motivé votre déplacement jusqu’à Bruxelles pour participer à convention organisée par les chrétiens Burundais ?

Réponse: Henry Stålgren

Biensûr, c’est l’amour pour le Burundi et les Burundais.

Question: Hilaire Nininahazwe

La Suède, votre pays a apporté le réveil au Burundi dans les années 1930. Quel est le sentiment que vous éprouvez maintenant lorsque vous regardez le Burundi ?

Réponse: Henry Stålgren

Nous avons vu les événements de 1972 et les autres événements très douloureux que le Burundi a connus, et dernièrement treize ans de guerre civile. Heureusement la paix est revenue au Burundi il y a quelques mois bientôt une année et nous en sommes très contents et reconnaissants envers le Seigneur. Ce que je voudrais souligner c’est que dans tous ces événements, depuis notre arrivée, 72 y compris, les églises n’ont jamais perdu le courage. Elles ont toujours travaillé et nous admirons beaucoup les leaders et les pasteurs Barundi et tous les autres qui collaborent avec eux c’est à dire les églises du Burundi, les églises de Pentecôte. Ils ont un feu en eux que rien ne peut éteindre.

Question: Hilaire Nininahazwe

Si je comprends bien la Suède a prié pour le Burundi avant les années 1930, est-ce que dans votre église vous priez toujours pour le Burundi?

Réponse: Henry Stålgren

On le fait, on le fait. Bien entendu nous travaillons avec plusieurs pays différents. Ce que nous voudrions souligner maintenant, nous prions pour le Burundi mais nous souhaiterions que les Barundi prient pour nous. Nous savons qu’il y a un réveil extraordinaire au Burundi et en Afrique centrale tandis qu’en Europe notamment en Suède et en Belgique, il n’y a plus de réveil malheureusement. C’est pour cela que nous demandons et insistons sur cela, il faut nous aider dans la prière pour que le réveil revienne dans nos pays.

Question: Hilaire Nininahazwe

Vous avez 74 ans, vous appartenez pratiquement à la génération de Moise et nous les Josués, quel conseil nous donneriez-vous ?

Réponse: Henry Stålgren

Il faut jamais perdre le courage, il faut rester fidèle. Il faut rester fidèle. Le Seigneur est toujours avec vous, Il est le même, hier, aujourd’hui, et éternellement. Il ne faut jamais, jamais perdre le courage. Quant aux difficultés, on en a eues et il y en aura. C’est cela la vie ici sur terre.

Question: Hilaire Nininahazwe

Merci, Pasteur Henry Stålgren

Question: Hilaire Nininahazwe

Bonjour frère, voulez-vous vous présenter ?

Réponse: Olof Djurfeldt

Mon nom c’est Olof Djurfeldt, je suis suédois. J’ai été missionnaire en Afrique pendant un terme, c’était depuis 1959 jusque en 1962. D’abord au Congo ensuite au Burundi....

Première partie


- à suivre-

 Chers bien aimés dans le Seigneur Jésus- Christ, je suis heureux de vous retrouver encore une fois sur notre page. Pour des raisons techniq...