Dieu pardonne les meurtriers - Exemple du Roi David

Dieu pardonne-t- Il le meurtre ? Voici un sujet bouleversant, paradoxal. Oui, Dieu pardonne les meurtriers.; pourvu qu’on lui demande de le faire. C’est cette réalité que nous allons découvrir tout le long du présent texte qui nous provient des Écritures Saintes.

I. partie

Dieu pardonne-t-Il le meurtre ? 2 Samuel 11 – 12 

Le péché du roi de David et le meurtre d’Urie.
David, fils d’Isaï, a été le deuxième roi du peuple d’Israël. C’est Dieu lui-même qui l’avait élu et oint. Ce passage nous dévoile la plus mauvaise période de la vie de ce roi pour le moins particulier. Cet évènement marqua également un tournant décisif dans sa vie. C’est en réalité à partir de là qu’il devint célèbre et digne devant Dieu. A partir du moment qu’il se repentit Dieu ne le pardonna pas seulement mais également Il le bénit.

La Parole de Dieu raconte qu’un beau jour le roi se leva et alla se promener sur la toiture. De là, il vit une jolie femme nommée Bath- Chéba qui prenait sa douche ! Lorsqu’il vit cette femme, il manqua de paix dans son cœur (esprit de convoitise). Il s’informa aussitôt auprès de ses serviteurs pour savoir qui était cette femme. Ses serviteurs lui apprirent qu’il s’agissait de Bath-Chéba, la femme du soldat Urie. Ce dernier était absent en ce moment; il était sur le front. Il faisait partie de l’armée de David. Ceci ne l’empêcha pas d’envoyer ses serviteurs chercher Bath -Chéba et de coucher avec elle !

Ici il y a lieu de se poser les questions suivantes: Quel hasard a-t-il emmené le roi David à aller se promener sur la toiture ? N’avait-il pas été informé auparavant (par ses serviteurs entre autres) que Bath – chéba, prenait sa douche généralement à cette heure-là ? Et si cela était le cas n’était- ce pas un grand défi pour le Roi David qui était un homme fidèle à Dieu ? N’y a-t-il pas eu provocation de la part de Bath-chéba ?

 Il est possible de s’imaginer plusieurs scénarios autour de cette affaire toutefois est-il que David a cédé à ses impulsions charnelles au détriment de sa relation particulière avec l’Éternel. Seulement voilà le péché appelant le péché, le Roi David n’en a pas seulement commis un mais plusieurs. Nous allons le voir tout à l’heure. Voici ici résumé le cheminement de David dans les allées du Malin : - David quitte sa couche (il y a fort à parier qu’il n’a pas prié en la quittant)

- Il monte sur la toiture (l’orgueil vise les sommets non encore atteints) - Il voit une très belle femme en train de prendre sa douche (Ses yeux le poussent à la convoitise). - Il s’informe auprès de ses serviteurs pour savoir qui est cette femme (Satan met à sa disposition des aides pour faciliter l’accomplissement du péché) Il envoie ses messagers chercher Bath- Chéba, la femme d’Urie. Le Roi David couche avec la femme d’Urie (il commet l’adultère). Bath- Chéba tombe enceinte aussitôt (Dieu donne un enfant, Il est le seul capable de le faire). Bath- Chéba envoie un message au Roi David quelques jours après pour lui signifier qu’elle est enceinte de lui (c’était en réalité un scandale à la cours du Roi !).

Lorsque nous analysons de plus près l’affaire, entre le Roi David et Bath- Chéba, était connue d’au moins quatre personnes dès le départ ! On peut mentionner les deux concernés et les messagers (probablement plus de deux) ! Et comme tout le monde le sait, il n’y a pas de secret pour trois ! La toute première réaction du roi David lorsqu’il fit connaissance de la grossesse de Bath – Chéba fut de chercher à masquer cet évènement que Dieu venait d’immortaliser par le fait même! Le Roi David contacta Joab, son chef des armées sur le terrain. Il lui demanda de lui envoyer le soldat Urie, le mari de Bath-Chéba. Aussitôt dit aussitôt fait, Urie obtint une autorisation de se rendre à la cour du roi et donc chez lui.

Urie à la cour du Roi David.

Dès son arrivée, le Roi David le reçut chaleureusement et lui offrit un présent (hypocrisie). Lorsque Urie, très vraisemblablement au courant de la relation du roi et de sa femme Bath- Chéba, passa la nuit à la belle étoile David fut directement informé. La suite de l’histoire nous démontre que le roi David avait tablé sur la couverture de son péché d’adultère par Urie. Il n’était pas sans ignorer que celui qui était accusé de ce péché méritait la mort selon la loi de Moïse!

-Engagé dans la magouille, le roi David tenta tout pour emmener Urie à coucher avec sa femme Bath- Chéba. Il n’en fut rien et le péché ne fut pas ainsi masqué et c’est à partir de là que l’idée de mettre fin aux jours d’Urie naquit. Aux yeux des hommes, David réussit effectivement à faire croire que le soldat Urie était tombé sous les flèches des ennemis d’Israël, une mort honorable en fait. Encore une fois le secret du roi David était connu d’au moins deux personnes, Joab et son messager étaient bien au courant de ce meurtre arrangé ! 

On remarque que le roi David avant de passer à la décision de faire éliminer Urie tenta de l’enivrer pour l’emmener à coucher avec sa femme et donc couvrir son péché d’adultère ! Et pourtant la Parole de Dieu dit : « Malheur à toi qui fait boire ton prochain. »Habaquq 2 :15a Naturellement il y a lieu d’émettre l’hypothèse comme quoi Urie était au courant de la relation entre le roi David et sa femme Bath - Chéba au vue de son comportement. Dans tous les cas, Dieu a permis que cette situation arrive pour confirmer sa vraie nature : « Mêmes les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour Toi (Dieu)! »

En réalité, Urie n’avait aucun moyen de punir le roi David. Urie était un hittite, par voie de conséquence il était païen ! Le roi David, par contre, non seulement il faisait partie du peuple de Dieu mais également il était un oint de Dieu Lui-même ! Il était, en sa qualité de roi, le juge des juges dans le pays d’Israël et le fondement de son autorité reposait sur l’Éternel Lui-même!

Un hittite était, pour ainsi dire, un marginal et même si Urie devait recevoir de la faveur de l’Éternel il ne le devait qu’à la promesse de Dieu avait faite à Jacob (autrement dit Israël) ancêtre du Roi David ! Quand bien- même il serait israélien, en tant que soldat sans grade (très vraisemblablement un homme de troupe), Urie était dans l’impossibilité de se venger contre son Maître ! A cela faudrait-il préciser le contexte historique du moment qui excluait définitivement l’hypothèse de coup d’État tout comme les idées républicaines. 

Ceci revient à dire qu’en refusant discrètement de couvrir le forfait du roi David. Urie a, certes, défendu son honneur mais il s’est creusé une tombe. C’est en effet, à partir de ce moment que le roi David décida d’arranger sa mort. Le crime fut consommé avec l’aide de Joab. Ce dernier reste condamnable pour avoir pris part au crime ! Ce n’est pas pour rien que la Parole de Dieu dit : « Délivre ceux qu’on traîne à la mort, ceux qu’on va égorger, sauve-les. » Proverbes 24 :11 « Sauvez le misérable et l’indigent, délivrez-les de la main des méchants. » Psaumes 82 :4

Il est évident que le roi David a commis un péché très grave en mettant fin à la vie d’Urie. Comme mentionné ci- haut, il en a commis plusieurs. Récapitulons un peu: convoitise - Adultère avec Bath- Chéba, femme d’Urie (Lévitique 18 :20)
Faire boire pour enivrer son prochain Conspiration, organisation et arrangement du meurtre Le roi David est soulagé par la mort d’Urie, il en parle (au messager de Joab) comme d’un fait normal.
David prend la femme d’Urie pour épouse (ôte-toi de là que je me m’y mette). 

Le roi David a entraîné plusieurs personnes dans le péché : mensonge du et/ ou des messagers participation de Joab au meurtre d’Urie Sans parler d’innombrables circonstances aggravantes qui ont entouré l’assassinat du soldat Urie, le roi David méritait la peine capitale pour son crime selon la loi de Moïse. Quel est cet homme qui pouvait le juger et le condamner en Israël ? Personne. C’est lui qui, justement était sensé faire respecter la loi de Moïse! Ironie du sort Urie signifie : Yahwé est Lumière ! David le savait bien sans doute. 

Ce même David dira de l’Éternel plus tard :
« Éternel tu me sondes et tu me connais Tu pénètres de loin ma pensée, où irais-je lion de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? Mêmes les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière ! »Psaumes 139 « Ne jugez pas, et vous ne serez point jugés, Ne condamnez pas, et vous ne serez point condamnés, Absolvez, et vous serez absous. »Luc 6 :37 

II. Partie La repentance du roi David & le pardon de l’Éternel.

Le pardon de l’Éternel est au-dessus de tout. En effet, son unique plan c’est de nous sauver du péché et donc de la condamnation éternelle. Il use de tous les moyens pour nous amener à nous rendre compte de nos péchés afin que nous puissions demander pardon. Il faut bien remarquer que tout ce que Dieu fait ; Il le fait exclusivement pour notre bénéfice !

Comme nous le lisons, Dieu a donné au roi David l’occasion de se repentir et ce dernier ne l’a pas négligée comme cela arrive à plus d’un. C’est par le canal de son prophète Nathan que l’Éternel a touché le cœur du roi David. Nathan a tout simplement raconté une l’histoire de deux hommes qui habitaient une même ville, l’un riche et l’autre pauvre. David fut profondément choqué par l’attitude de l’homme riche qui décida de régaler son visiteur par l’unique brebis qui appartenait à l’homme pauvre alors que lui-même il en possédait non seulement du gros bétail mais également du petit bétail en grand nombre!

Oubliant qu’il s’était approprié la femme d’Urie (alors qu’il était polygame), le roi David se hâta à condamner à mort cet homme riche que Nathan venait d’évoquer : « L’homme qui a fait cela mérite la mort ! » Sur le plan humain on peut dire que l’histoire telle que racontée par le prophète Nathan rapportait un délit beaucoup moins grave que le crime que David avait commis mais comme il s’agissait du langage de l’Éternel, David comprit tout de suite lorsque Nathan lui dit qu’il était cet homme ! La Bible nous dit qu’il se repentit aussitôt. Heureux l’homme qui reconnaît son péché et se repent devant Dieu.

On ne sait pas combien de temps exactement qui s’était écoulé entre le forfait du roi David et l’arrivée du prophète Nathan. Qu’à cela ne tienne, Dieu n’oublie pas les péchés que nous avons commis ; Il ne nous les pardonne pas non plus aussi longtemps que nous ne les confessons pas. Mais : « Si nous confessons nos péchés, Il (Dieu) est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous justifier de toute injustice.» 1 Jean 1 : 9

Au vue de l’amour que le roi David témoignait à l’enfant né de Bath-chéba, il y a lieu de penser que cela faisait au moins deux à ans. Satan ne donne pas d’enfant même à la suite d’un viol, il n’en est pas capable. Lorsque nous disons qu’un enfant naturel est le fruit d’une malédiction nous ne disons pas la vérité puisque un enfant est un don offert par Dieu Lui- même (Nibitanga). Satan ne crée pas, il détruit ce qui a été créé ! 

C’est bien lui qui inspire tous ceux qui pratiquent les avortements volontaires ! Un enfant conçu dans un contexte de violence et/ou d’injustice est une offre d’amour de la part de Dieu en vue de consoler et / ou élever la victime. Malheureusement Satan fait passer la victime à l’état de victime pour la rendre meurtrière ! Il importe de bien comprendre que la souffrance n’est pas le salut.

Un enfant obtenu aux termes de prières est tout simplement une bénédiction, c’est le témoignage même de l’existence du Dieu Vivant que certains cherchent à occulter en parlant d’un Être puissant sans oser affirmer qu’il s’agit du Bon Dieu. D’autres parlent de savantes planifications des naissances. Quel orgueil !

En Israël, toute parole du roi David était exécutoire. Il disposait de tout pouvoir! Quelle surprise ! Quelle honte eut-il lorsque le prophète Nathan lui apprit que cet homme riche n’était personne d’autre que lui-même ! Nathan, après lui avoir brossé sommairement tous les biens que l’Éternel avait fait pour lui (David), lui parla de son crime : « Tu as frappé de l’épée Urie, le hittite; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui tu l’as tué par l’épée des ammonites... 2 Sam. 12 :9

Par le même canal, Dieu déclara ce qui suit : « Je vais susciter un malheur contre toi du sein de ta famille... » Avant même que Nathan ne finit sa phrase, le roi David reconnut son péché et se repentit devant Dieu. Sans tarder, l’Éternel lui pardonna son péché cependant, Il maintint les sanctions qu’Il venait de prononcer à son encontre. Cela concernait entre autres le décès de l’enfant qu’il avait eu avec Bath – Chéba. 

Cet enfant mourut conformément à la prophétie. Les jeûnes, les prières de même que les supplications du roi David n’Y changèrent rien ! Peu de temps après un proche de sa famille, pas n’importe lequel mais son propre fils Absalom, coucha avec ses femmes à la vue du soleil ! Ce dernier, quoi que fils aimé du roi David, tenta de le renverser (tentative de révolution de palais). David garda confiance en Dieu; dans tous les malheurs qu’il connut mêmes ceux qui avaient été prédits expressément par Dieu Lui-même il espéra toujours une délivrance de la part de l’Éternel. La suite nous démontre qu’il ne fut pas déçu.

Notre Dieu est un Dieu de compassion ; Il ne se contredit pas. Il accomplit sa Parole comme Il la déclare et au moment opportun, Il bénit nous abondamment. N’est-ce pas Lui qui a déclaré à son peuple ce qui suit ! « L’Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l’Éternel que je te prescris aujourd’hui, lorsque tu les obéiras et les mettra en pratique. » Deutéronome 28 :13 

Ainsi la naissance de Salomon fils de Bath-Chéba et du roi David est à considérer, à juste titre, comme une consolation et en même temps une grande bénédiction. C’est ce même Salomon qui fut le remplaçant de son père. C’est lui qui bâtit la maison à l’Éternel que David n’avait pas réussi à construire de son vivant. Le roi Salomon fut un roi prospère, sa richesse reste jusqu’à ce jour inégalée.

Sans nul doute, nos péchés nous attirent des difficultés au cours de notre vie. Néanmoins, une fois que nous avons obtenu le pardon de l’Éternel notre condamnation est remplacée par la bénédiction ! Dieu supprime nos peines pour l’éternité, Il ne les allège pas. Il supprime nos souffrances. Il supprime nos maladies et leurs séquelles. Alléluia ! Dès que nous confessons nos péchés, Il nous les pardonne entièrement. Il nous bénit dans tous les cas.

David, ayant connu la Main de Dieu, nous en fait le récit dans un éloge glorieux : « Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bienveillance est efficace pour ceux qui le craignent. Autant l’Orient est éloigné de l’Occident, Autant il éloigne de nous nos offenses. » Psaumes 103 :11-12

Dans la situation que le Burundi et les Burundais connaissent actuellement; beaucoup sinon tous ont commis au moins un des péchés de David ici précédemment décrits. Si mes compatriotes qui me lisent qui sont juristes ou en possèdent les notions, étaient appelés à se prononcer sur ce cas roi David- Soldat Urie et Bath - Chéba, David encourrait une peine très lourde.

Notre cas est devant Dieu et nous ne sommes pas meilleurs que David. Je n’ai pas de doute que nous sommes pires que lui. Si ce n’est Dieu personne ne nous connaît mieux que nous-mêmes. Qu’avons-nous à cacher l’Éternel ? N’est-ce pas que la Parole de Dieu dit : « Mêmes les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, la nuit s’illumine comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière. » Psaumes 139 : 12 
Ailleurs la même Parole précise : « Il n’y a aucune créature, qui soit invisible de Lui : tout est mis à nu et terrassé aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » Hébreux 4 : 13 

Si nous voulons être sauvés, reconnaissons notre péché devant l’Éternel, humilions-nous et repentons-nous sincèrement comme le fit le roi David. Tantôt nous jouons les David, tantôt nous jouons les Joab. Le sort de ces deux hommes fut différent quoi qu’ils aient collaboré dans le meurtre contre Urie ! David se confia à l’Éternel et se repentit. Joab mourut à l’épée comme Urie pour insoumission au roi Salomon, fils et successeur désigné du roi David. Comme Il se confia à un homme (Adoniya qui cherchait à tout prix à occuper le trône de son père David), Joab en paya le prix de sa vie !

Nous pouvons dire : Ah ! Oui mais moi je n’ai pas tué. Nous pouvons même prouver notre innocence devant les hommes mais Dieu ne nous regarde pas avec les yeux d’homme. Il connaît nos intentions puisqu’ Il entre dans les profondeurs de nos pensées et de nos souhaits. Ce n’est certainement pas pour rien que la Parole de Dieu dit : « Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’Esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur.» Hébreux 4 :12

Combien de fois avons-nous laissé faire? Quelle a été notre réaction ? Combien de fois avons-nous encouragé ceux qui hésitaient à s’engager dans des actes de criminalité ? Et que dire de celle et/ou celui qui prétend venger un membre de sa famille et/ ou son ami ? Toutes ces attitudes y compris le fait de dire : « Je suis tenu, je n’y peux rien, je dois (faire avec) » sont condamnables devant l’Éternel. Si nous sommes convaincus que Dieu est Tout Puissant ; nous reconnaissons qu’Il est capable de nous sauver en cas de danger. N’est-Il réellement pas capable de nous protéger ? Si nous nous disons que c’est comme cela que nous devons vivre puisque tout le monde vit ainsi, nous nous abusons.

Soyons rassurés. Pour nous qui sommes déjà parents, nous savons très bien que lorsque nos enfants rentrent de l’école méconnaissables à cause de la saleté, quoi ce soit chaque parent sait avec certitude que son enfant retrouvera sa beauté naturelle après une bonne douche. Pour les habits, même s’ils nous ont coûté très cher l'enfant est obligé de s’en débarrasser. Nos enfants les oublient aussitôt.

Pour nous les enfants de Dieu nous avons le meilleur parent qui remplace nos vieux haillons par les habits brodés d’or. Il nous lave de toute impureté par le sang de Son Fils Jésus. « Même si nos péchés sont tout rouges comme du cramoisi, le sang de Jésus les nettoie et nous rend plus blancs que la neige ! » Il est important de savoir que le sang de Jésus Christ a été versé pour nous, il est le savon qui nous lave de toute impureté devant Dieu. Celui qui a été lavé dans le sang de Jésus ne présente aucune tache ! Chez lui point de haine, de mensonge, de vol, d’ivrognerie, d’incrédulité, d’impudicité et d’autres tares de ce genre.

Si vous hésitez de faire plonger entièrement votre linge dans le savon qu’est le sang de Jésus, la main du Saint- Esprit ne pourra pas répandre tout le savon sur toutes vos taches. Cette main ne fera rien en votre faveur tant que vous ne consentez pas qu’elle le fasse pour vous! Plongez votre linge entièrement dans l’eau savonneuse et la main du Saint-Esprit fera le reste et votre linge en sortira purifié et plus blanchi que la neige !

Le moment est venu pour nous, Burundais, de crier à l’Éternel ceci :

« O Dieu fais-moi grâce selon ta bienveillance, selon ta grande compassion, efface mes crimes; Lave-moi complètement de ma faute, Et purifie-moi de mon péché. Car, je reconnais mes crimes, Et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul Et j’ai fait mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.» Psaume 51 : 3 – 6

Certainement vous serez confrontés à des situations que le diable vous recommandera de qualifier de révoltantes qu’il ne vous trompe pas, ayez à l’esprit la Parole de l’Éternel : « ...C’est à l’Éternel seul à le frapper... »2 Samuel 26 :10
A chaque fois que vous serez tentés à vous venger souvenez-vous que la Parole de Dieu nous dit : « Heureux l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été mis à l’épreuve, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » Jacques 1 :12

                                                        ./.

Burundi: La réconciliation est possible - Version II

Frère Hilaire Ninahazwe /2004
Le message-ci a été publié pour la première fois en 2002. Nous étions en pleine guerre. C'est bien l'occasion de le dire beaucoup de choses ont changé depuis cette date. Je puis dire avec certitude qu'une chose n'a pas changé: C'est la Parole de Dieu. Il y a une seconde chose, j'ignore dans quelle dimension elle a changé: C'est ta propre position. As-tu changé depuis le jour où tu as lu ce message? T'es-tu réconcilié avec Dieu? Voici le moment favorable pour cela.

" Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils ont à se repentir, parce qu'Il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'Il a désigné, ce dont Il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts..." Actes 17:30-31

"...
Réconcilie-toi avec Ton Dieu.

Tu as peut-être commis ou aidé à commettre un meurtre, apparemment personne ne te poursuit, tu es protégé, tu es caché, tu te trouves en lieu sûr, tu es peut- être la seule personne à être au courant du forfait que tu as commis ; sache que Dieu connaît tout et tous les détails de ce que tu crois être ton secret. « Rien ne Lui est caché, même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour Lui ! »(Psaume 139)

Ta conscience te tourmente voici un signe fort que le Seigneur t’envoie, Il t’invite à la repentance. Le fait de te repentir ne permettra pas à ta(tes) victime(s) de ressusciter mais ta décision pourra contribuer à arrêter le cycle de violence autour de toi notamment par la conversion de tes admirateurs et/ ou imitateurs.

Tu n’as pas tué et donc ta conscience ne te reproche de rien. Tu penses que tes péchés sont passables et tolérables ; saches que tout péché mène à la condamnation. En commettant l’adultère tu as désobéit à celui qui as dit : « Ne voles pas; ne tues pas, ne mens pas ! "Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » Jacques 2,10

Cher compatriote, cesse de t’innocenter, prends ta décision aujourd’hui et convertis-toi.
..."
_____________________________________________________________
Spécial pour les Burundais
Burundi : La réconciliation nationale est possible.Par Hilaire Nininahazwe

Chère sœur,
Cher frère en Jésus-Christ,

Pendant que les uns parlent de cause juste et  d’autres de l’autodéfense ce sont ces deux arguments diamétralement opposés  qu'avancent les uns et les autres face aux évènements malheureux en cours dans notre pays. Que tout un chacun se détrompe, la guerre fratricide qui ravage le Burundi n’a rien de saint. Il s’agit d’un pur produit du Diable.

Je suis heureux de vous tranquilliser en vous annonçant dans ce texte  que la réconciliation nationale est possible et que tout n’est pas perdu. Si nous acceptons de nous repentir, Notre Dieu est fidèle, Il pardonnera tous nos péchés et fera de notre pays une havre de paix ! Il essuiera nos larmes, Il guérira nos blessures et rendra nos vies éternelles.

La réconciliation du peuple burundais.

Dans tous les milieux burundais que ce soit sur le territoire ou à l’étranger ce vocable « réconciliation » suscite, par le simple fait de l’entendre, en même temps énervement et excitation. Il suscite des émotions et indispose, de ce fait, plus d’un. Il illustre à lui seul le déboire d’un peuple aux abois ! A force de l’avoir trop entendu, beaucoup parmi mes compatriotes le confondent sciemment et/ ou inconsciemment aux termes suivants :

à la négociation, à la domination, à la perte d’influence, à la résignation, au compromis,
à « en Politique trompe qui peut » à « je te remets le sous de ta poche »
Le Dictionnaire usuel du Français Hachette définit le verbe « réconcilier » comme suit : « Remettre d’accord (des personnes brouillées). »

La Parole de Dieu définit la paix dans son sens intégral et ce, par les éléments suivants : - La prospérité matérielle (Psaume 11 :7)
La sécurité physique (Psaume 4 :9)
Le bien-être spirituel, la justice et la vérité (Psaume 85 :10, Ésaïe 57 :19)
L’accomplissement de l’espérance
L’apôtre Paul souligne aux romains que la paix et la justice par le Saint-Esprit, plus que le manger et le boire, sont en fait les caractéristiques du royaume des cieux (Romains 14,17)

Il importe de noter cependant que la paix du chrétien (celle que l’on reçoit du Christ) est tout à fait différente de celle que le monde donne (Jean 14 :27). Connaissant ses enfants, Notre Seigneur Jésus nous a donné l’autorité sur le monde. En Son Nom nous renversons les raisonnements, déplaçons les montagnes,... « ... ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » Matth. 18 :18

Les termes réconciliation et paix sont en réalité indissociables. Nous savons tous que la paix ne se définit pas par l’absence de guerre ou de querelles. La paix manque là où il n’y a pas d’amour. Tout refus d’amour conduit tôt ou tard à la confrontation. Les plus grands ennemis de la paix sont en fait les véritables ingrédients de la guerre : l’égoïsme, la cupidité et bien entendu tout refus d’amour de quelque nature que ce soit. Le processus de réconciliation est le cheminement vers la paix. Il s’agit d’une pénible démarche qui demande l’abandon de soi-même. Sans l’appui de Dieu la réconciliation honnête et sincère est une mission impossible.

Autrement dit la réconciliation entre Dieu et les hommes (que nous sommes) Lui a coûté très cher ; son Fils unique Jésus- Christ l’a payé de son sang sur la montagne Golgotha. Aujourd’hui Dieu ne nous ampute plus nos offenses. Nous avons recouvré tous nos droits et c’est comme cela que nous devenons des ambassadeurs du Christ. Dieu, étant en Christ, a réconcilié ainsi le monde avec Lui-même. Il a mis en nous la Parole de la réconciliation. Là où il y a réconciliation, l’inimitié est ôtée, les querelles n’ont pas de place et la relation entre les parties est bonne et juste de façon constante.

En réalité la réconciliation entre les hommes ne peut jamais tenir durablement sans passer par Jésus-Christ. Les hommes pourront négocier et peut-être même à aboutir à des résultats spectaculaires. Dans les minutes, les jours, les mois ou les années qui suivront immédiatement il naîtra d’autres conflits qui porteront d’autres noms sans doute mais leur essence sera identique aux premiers. Ils seront tous sous-tendus par le refus de l’amour.
Si toutes les parties en conflit se mettent d’accord aujourd’hui et décident d’arrêter les hostilités, dans les conditions actuelles nous risquons d’assister à de nouvelles dissensions. La seule nouveauté serait, cette fois-ci, le fait qu’elles seraient basées sur les régions, les clans et d’autres considérations sectaires !

En clair les burundais, toutes les origines confondues, continueront à mourir et cela fera la joie de Satan! Il n’y a pas meilleur bonheur pour Satan que de dépouiller de la vie à un plus grand nombre de personnes avant qu’ils ne se repentent. Et comme nous vous l’écrivions tout récemment la réalité des choses est la suivante :

« Et pour avoir définitivement raison de vous il (Satan) vous surprendra dans votre entêtement avant de vous convertir, il vous ôtera la vie alors pour vous tout sera fini pour toujours. Ni les messes de requiem, ni les prières des gens pieuses, plus rien ne pourra vous sauver du jugement du Juste. Être en vie est une chance car l’occasion de nous repentir nous est encore généreusement offerte ; après la mort il n’y a plus rien à sauver. »

La vraie réconciliation se fait d’abord avec Dieu.

Lorsque deux personnes sont en conflit, elles entrent, chacun individuellement, en conflit avec Dieu ! Les deux personnes ont été créées par Dieu Lui-même et à son image. Plus important encore, elles sont toutes deux ses enfants. Qui parmi les humains supporterait que son enfant soit maltraité ? L’Éternel garde tous ceux qui l’aiment et détruit tous les méchants.Psaume 145:20

Pour ceux qui ont lu notre numéro précédent, la question de l’origine de la colère ne se pose plus. Eh bien ! Elle est la même pour la haine et la violence. Cette origine n’est rien d’autre que Satan et ses démons ! Ne dit-on pas à chaque début de crise que les vieux démons se sont réveillés ? En réalité l’absence de l’Esprit de Dieu signifie la présence de Satan.

Chez l’homme, l’image de Dieu est indélébile, d’où l’amour inconditionnel de Celui-ci même en cas de péché ! Jésus lui-même, Fils de Dieu, disait que c’est justement à cause des pécheurs qu’il est venu sur terre. L’apôtre Paul nous confirme la même vérité : «Car je (Apôtre Paul) suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni les êtres d’en haut, ni ceux d’en- bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.» Romains 8 :38-39

Ce n’est que le péché qui peut nous empêcher d’accéder aux promesses de Dieu. Seul le péché constitue la véritable barrière qui puisse nous priver du capital que Dieu nous a réservé. Comme un parent habille son enfant d’une jolie tenue, ainsi Dieu nous a habillé mais seulement voilà si nous la salissons nous ne pourrons pas participer (avec cette tenue) à la fête parmi les invités de marque ! C’est malheureusement ce qui arrive souvent.

Jésus, par une anecdote, nous éclaire davantage sur ce qui nous barre l’accès du Ciel (Matthieu 22 :11-13). L’histoire parle d’une personne qui, refusant de porter les habits de noces qui, se voit renvoyer de la fête justement à cause de ces habits.

Illustration : Imaginez-vous un parent qui présente à son enfant une malle pleine de billets de banque et que celui-ci refuse de l’accepter. Tel est l’offre que le Seigneur Dieu nous propose sauf que la comparaison n’est qu’humaine et partant de peu de valeur par rapport à l’offre proprement dite.

A supposer qu’un des enfants issus d’une famille aisée refuse que son nom figure dans le testament de ses parents, ces derniers distribuent avec remords leurs richesses à ceux qui le désirent. A l’opposé de Satan, Dieu nous raisonne et cherche par tous les moyens à nous détourner du mal.
« Tu m’as abandonné
Oracle de l’Éternel,
Tu es retourné en arrière,
Mais j’étends ma main sur toi
Et je te détruis,
Je suis las d’avoir du regret.
Je les vanne aux portes du pays
Je prive d’enfants,
je fais périr mon peuple,
Qui ne s’est pas détourné de ses voies.
»
Jérémie 15 :6-7

Aimez-vous les uns les autres comme Dieu vous a aimés.

Pouvez-vous vous imaginer dans quelle situation se sont trouvés les parents de d’Abel et Caïn lorsque ce dernier a assassiné son frère ? Remarquez que ce ne sont pas les parents de Caïn qui l’ont sanctionné mais bien le Bon Dieu.
Aujourd’hui si vous tuez quelqu’un, que vous soyez condamné (même à mort) par les hommes ou pas, vous aurez des comptes à rendre au Créateur ! Le seul moyen d’échapper à la condamnation c’est de vous repentir comme le Roi David ( 1 Samuel 12 :13), en présence du prophète Nathan disait : « J’ai péché contre l’Éternel. » Rappelons-nous par ailleurs de ce que Dieu dit à Caïn : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie du sol jusqu’à moi » Génèse 4 :10

Nous devons reconnaître notre péché devant l’Éternel Il est le seul capable de nous pardonner. Nous vivons une époque dominée par le mensonge et la malignité. Le monde tourne au ridicule les mots nobles pour les rendre des instruments de Satan. Ainsi nous trouvons ici et là des invitations à commettre le péché : « Faisons l’amour et non la guerre ! » Beaucoup de jeunes ont affiché cette phrase dans leur chambre pour manifester leur refus de la guerre!

Cela n’a rien à voir avec l’amour que Dieu nous recommande. La véritable signification de ce honteux slogan est : »Péchons autrement qu’en nous entretuant ! » Satan sait très bien que tous les péchés sont égaux aux yeux de l’Éternel et, tout naturellement il manœuvre habilement son génie de perdition du grand nombre.

L’Amour dont Dieu nous parle est clairement défini dans la Bible tel que nous le découvrons ici :
aimer : c’est être patient, c’est être serviable
c’est être honnête, c’est se soucier des autres
c’est comprendre les autres.

L'amour c’est se réjouir de la vérité, l’amour - pardonne tout
- croit tout et espère tout.
Il supporte tout.
aimer
ce n’est pas méditer le mal
ce n’est pas être envieux
ce n’est pas se vanter
ce n’est pas s’enfler d’orgueil.

En effet, l’amour ne cherche pas d’intérêtne s’irrite pas NE SUCCOMBE JAMAIS

Aimer : En grec : Agapao. C’est l’Amour dans son sens le plus élevé : Amour de Dieu, amour du prochain, charité. Un autre verbe apparaît moins souvent : Phileo, avoir de l’amitié, préférer.
En lisant dans 1. Corinthiens 13 :1-8 et 13 on découvre la vraie signification de ce que c’est aimer tel que le Seigneur Dieu nous le recommande ( Lire également Jean 15 :12). Dieu nous a aimés d’un Amour divin (Jean3 :16), c’est donc de lui que nous devons le salut !

Quiconque hait son frère est un meurtrier.

Ici l’apôtre Jean (1Jean3 :15) prononce le jugement qui attend bon nombre de mes compatriotes s’ils persistent dans leur entêtement. Il n’y a pas de doute que les meurtriers n’entreront pas au ciel comme la Bible nous le précise :
« Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés,les magiciens, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de souffre : Cela, c’est la seconde mort, » Apocalypse 21 :8

En jetant un coup d’œil sur la signification biblique de l’amour je me rends compte que nous avons été et/ ou sommes toujours des meurtriers !

Ce beau pays, le Burundi, c’est toi et moi qui avons contribué et/ ou continuons à le détruire ! Nos compatriotes ont tué de leurs propres mains, d’autres l’ont fait par des moyens leur fournis par des personnes que rien ne permet de soupçonner. Nous avons et/ ou ruminons du noir comme on dit. Nous souhaitons la mort à tous nos ennemis. Nous ne sommes pas moins coupables que ceux qui égorgent de sang froid et/ ou qui tuent sans distinguer. Nous sommes probablement pires qu’eux ! Et nous cherchons à le dissimuler.

Nous nous faufilons dans la masse et nous nous disons pacifiques (pacifistes). Nous manipulons chiffres et chiffres et lorsque nous les confrontons, nous jubilons ! Le nombre des « ennemis » morts croît constamment tandis que celui de ceux que nous considérons comme « frères et sœurs » à défaut de diminuer stagne et ce ; depuis des mois voire des années.

Et pourtant nous savons très bien tous que les statistiques sur les victimes de la guerre sont rarement correctes. Tous ceux qui y ont accès, de près ou de loin, les manipulent et/ou les exploitent à dessein ou inconsciemment. Devant mon ordinateur, je n’entends aucun cri, je ne vois aucune goutte de sang et même la misère insoutenable de mes compatriotes ne se fait pas sentir. A partir d’ici se pose déjà la vraie question : « Suis-je oui ou non un meurtrier ? » A bon entendeur, salut !

Ceci dit, nous sommes appelés à tout moment à porter un jugement objectif sur tout ce que nous faisons afin de nous situer par rapport aux évènements en cours au Burundi. Malheureusement nous en sommes encore au stade où une partie des communiqués de décès nous plaît ou ne dit rien tandis qu’une autre nous inquiète. Cela signifie en réalité que nous sommes des meurtriers.

Aussi longtemps qu’il y aura, à nos yeux, une différence entre les déplacés et les regroupés c’est que nous n’aurons pas encore connu Christ et la réconciliation au Burundi ne restera qu’un vœux pieux ! L’Éternel ne nous demande pas de faire la part des choses Il nous demande de faire le choix entre la vie et la mort, entre le bien et le mal ! Qui saurait être mieux précis que la Parole de Dieu Elle-même ? Elle met en garde ceux qui se disent : « ...J’aurai la paix quand bien même je suivrai (les penchants) obstinés de mon cœur, en ajoutant l’ivresse à la soif.» Deutéronome 29 :18b

En effet la proposition du Seigneur se passe de tout commentaire : « J‘ en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre: J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives, toi et ta descendance. »
Deutéronome 30:19

Aimez vos ennemis

Jésus n’a pas préconisé de vengeance et encore moins l’usage des armes (blanches et/ ou à feu). Il nous a instamment recommandé d’aimer nos ennemis :
« Mais je vous dis, à vous qui écoutez :Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. Si quelqu’un te frappe sur une joue, Présente - lui aussi l’autre. Si quelqu’un te prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique.

Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, Faites - le de même pour eux » Luc 6 :27-29

Pour quelle bonne raison un chrétien chercherait-il à contourner la Parole de l’Éternel ? En pardonnant à ses bourreaux (« Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »Luc 23 :34a), Jésus nous a montré l’exemple à suivre.
Aussi longtemps que nous refuserons de franchir l’étape du pardon nous resterons liés et Satan nous gardera dans les chaînes de la haine, de la violence et donc de la mort. Ainsi resterons-nous en même temps victimes et meurtriers ! Ceci confirme en en effet l’interpellation de l’Éternel par le canal de son serviteur l’apôtre Paul : « Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrifiante du jugement et l’ardeur du feu prêt à dévorer les rebelles ! » Hébreux 10 :26-27

Les armes du chrétien.

La Parole de Dieu nous recommande de nous dépouiller des œuvres des ténèbres afin de revêtir les armes de la lumière. A plusieurs reprises l’Apôtre Paul nous les cite de façon tout à fait détaillée. Il précise et ce, en connaissance de cause, que sans y recourir nous ne pouvons nullement tenir ferme devant le Diable.

Voici la liste des armes du chrétien :

La vérité (ceinture)
La justice (cuirasse)
L’amour
L’espérance du salut
La Parole de Dieu (casque du salut et épée de l’Esprit)
L’Évangile de paix (Chaussures)
La foi (bouclier)
La prière & supplications
en tout temps
pour tous les saints
pour les serviteurs de Dieu .

Soyons attentifs et remarquons bien que Satan cherche toujours à tourner au ridicule la Parole de Dieu ; particulièrement en ce qui concerne la prière. Beaucoup de gens comprennent facilement lorsqu’on leur parle de vérité et de justice. Ces mêmes gens ne manifestent pas la même compréhension pour la prière ; et pourtant celle-ci est la meilleure expression de la foi !
N’est-ce pas banalement ou par pur hasard que la phrase suivante est devenue célèbre : « Ce que l’on comprend (conçoit) bien s’annonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ! »

Notre relation avec Dieu ne peut être autrement justifiée que par la foi ; or si celle-ci en est le fondement, la prière en est le pilier ! En dernier ressort la foi est impossible sans la Parole ; l’on ne peut raisonnablement pas croire ce que l’on ne connaît pas ! Et pour la connaître il faut lire la Bible et écouter les serviteurs de Dieu: « car les lèvres du sacrificateur gardent la connaissance et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, parce qu’il est messager de l’Éternel des armées. » Malachie 2 :7

Le pari de la réconciliation au Burundi ne sera pas gagné aussi longtemps qu’une partie des armes ci -haut citées sera reléguée aux oubliettes. De même toute arme manipulée maladroitement ne peut que desservir son usager !

Nous sommes tous pécheurs

La Parole de Dieu nous dit : Si nous disons que nous n’avons pas péché ... la vérité n’est pas en nous. De fait, dans tout contexte de guerre, comme celui que nous connaissons au Burundi, d’innombrables péchés se commettent. Ici on peut parler de : mensonges, vols, viols, participation passive et/ou active aux meurtres, recours au fétichisme et des tas d’autres péchés qu’il serait long voire même impossible de citer tous. Certes, Satan ne réussit pas à entraîner tout le monde dans les tueries, il les dévient vers le doute, les murmures, l’alcoolisme, la prostitution, la consommation de la drogue, la corruption et bien d’autres actes qui n’honorent pas Dieu. De cette façon il s’assure de la perdition d’innombrables âmes !
« Car quiconque observe toute la loi mais pèche contre un seul commandement, devient coupable envers tous. » Jacques 2 : 10

Il est important de remarquer que Dieu n’oublie pas les péchés que nous avons commis tout comme Il ne nous les pardonne pas tant que nous ne les confessons pas!
La Bonne Nouvelle que je t’apporte, cher compatriote, répond justement à cette question. Voici que Dieu Lui-même nous dit toi et moi : « Si nous confessons nos péchés, Il(Dieu)est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.» 1 Jean 1 :9
L’occasion t’est aujourd’hui offerte pour te repentir comme David; ton tour est arrivé d’élever la voix et de dire :
« Heureux celui dont la transgression est enlevée, dont le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Éternel ne tient plus compte de sa faute,... » Psaume 32 :1-2
« C’est à cause de Ton Nom Éternel ! Que tu pardonneras ma faute, car elle est grave » Psaume 25 :11

Réconcilie-toi avec Ton Dieu.

Tu as peut-être commis ou aidé à commettre un meurtre, apparemment personne ne te poursuit, tu es protégé, tu es caché, tu te trouves en lieu sûr, tu es peut être la seule personne à être au courant du forfait que tu as commis ; sache que Dieu connaît tout et tous les détails de ce que tu crois être ton secret. « Rien ne Lui est caché, même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour Lui ! »(Psaume 139)

Ta conscience te tourmente voici un signe fort que le Seigneur t’envoie, Il t’invite à la repentance. Le fait de te repentir ne permettra pas à ta(tes) victime(s) de ressusciter mais ta décision pourra contribuer à arrêter le cycle de violence autour de toi notamment par la conversion de tes admirateurs et/ ou imitateurs.

Tu n’as pas tué et donc ta conscience ne te reproche de rien. Tu penses que tes péchés sont passables et tolérables ; saches que tout péché mène à la condamnation. En commettant l’adultère tu as désobéit à celui qui as dit : « Ne voles pas ; ne tues pas, ne mens pas ! »
Cher compatriote, cesse de t’innocenter, prends ta décision aujourd’hui et convertis-toi.

Tout est possible à celui qui croit.

Peut-être

Tu es comme Nicodème, tu es croyant et pratiquant et tu n’es pas encore né pour la deuxième fois. Voici le moment favorable pour toi de valoriser ta foi. Accepte de mourir et de ressusciter avec Jésus-Christ par le baptême.

Peut-être

Tu es comme ce jeune homme qui voulait suivre Jésus mais qui tenait à enterrer son père avant tout. Jésus lui-même te tient le langage suivant : « Laisse les morts enterrer leurs morts.» Viens seulement et Il t’accueille tel que tu es. Ne crains rien, fais-lui confiance et tu seras sauvé.

Peut-être

Tu es comme Zachée, tu es décidé à rencontrer Jésus, car tu sais qu’il est le seul médiateur et qu’Il t’a pardonné tes péchés. Jette par terre toutes les charges qui t’empêchent d’avancer, réconcilie-toi avec ton prochain, remets-lui ce que tu lui as pris. Apprête-toi à rencontrer le Seigneur Ton Dieu dans une tenue de sainteté, sans taches !

Peut-être

Tu es dans une situation désespérée et tu te demandes si Dieu t’acceptera parmi ceux qui lui ont obéis et servi depuis très longtemps ! Comme à un enfant prodige qui revient vers son père et demande à être considéré comme un serviteur ; Dieu le Père te réserve un traitement de faveur, Il organise un festin en ton honneur. Il déclare qu’Il se réjouit parce qu’il a retrouvé l’enfant qui avait disparu. N’hésite pas, prends ta décision, va vers le Seigneur. Il n’attend que toi !

Peut-être

Te sens tu comme la femme adultère (Jean8 :4-11) attrapée en flagrant délit. Tu te sens coupable et ton péché est incontestable devant Dieu et devant les hommes. Tu te condamnes, tu trouves que tu mérites la sanction. Jésus Lui-même ne t’accuse pas, c’est lui qui te rend la liberté. En effet tout homme a péché mais c’est par la grâce de Dieu que toute personne qui accepte de recevoir Jésus comme son Sauveur et Seigneur sera sauvé. Voici l’occasion pour toi de franchir l’étape du Salut. Dieu t’aime, Il te connaît, Il t’a appelé par ton nom. Il te dit : « Ne crains pas, je t’ai délivré. »

Peut-être

Tu es comme Saül, tu te moques de Jésus, tu persécutes ses serviteurs. Tu penses qu’avec tout ce que tu as fait Jésus ne peut pas te pardonner mais il te rassure car Dieu est Amour. Il ne fait pas de considération de personne. Viens tel que tu es, confie-toi à lui et tu auras la vie sauve.

Peut-être

Tu vis une situation où tu es confondu ; tu es comme Jarius apprenant : « Ta fille est morte. »
Comme il le fit pour Jarius : « ...Ta fille n’est pas morte, elle dort (Luc 8 :52-53) » Jésus te rassure aujourd’hui et ta souffrance disparaîtra dans quelques instants. Il te demande simplement une chose : « Crois seulement : » Il te dit à toi aussi: « Tout est possible à celui qui croit. » Jésus te rassure comme ce fut le cas pour Marie et Marthe, toutes deux sœurs de Lazare : « Où l’avez-vous mis ? »

Montre lui la cause de ton amertume, il le change en bonheur.

« Tout est possible à celui qui croit » Voici toute la raison qui nous certifie que la réconciliation et la paix sont possibles au Burundi. Si tu as la foi en Dieu, entonne dès maintenant une louange de gloire pour le Seigneur.

En effet, le moment est venu pour toi, mon frère, ma sœur, d’intercéder pour ton peuple. Dieu n’écoutera pas ceux qui ne L’invoquent pas, Il n’écoutera pas non plus ceux qui refusent de marcher selon ses préceptes. Par contre, Il t’écoutera et ce sera pour toi un grand témoignage de Sa fidélité. Comme par le passé, Dieu n’a pas changé. Sa Parole qui dit, ne l’oublions pas :
« Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs; mais quelqu’un honore Dieu et fait sa volonté, celui-là il l’exauce. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien. »
Jean 9 : 31

A la suite de ton intercession pour ton pays tu reconnaîtras que le Seigneur, Ton Dieu, accorde la pluie et le soleil aux bons et aux mauvais mais toi tu reconnaîtras Sa main car Il te donnera la Paix dans ton cœur premièrement et ensuite autour de toi. Tu Le glorifieras alors davantage.
Glorifions le Nom de l’Éternel

« Oui, mon âme, fais silence devant Dieu ! Car de Lui vient mon espérance
Oui, c’est lui mon rocher et mon salut, Ma forteresse : je ne chancellerai pas.
Sur Dieu (reposent) mon salut et ma gloire
Le rocher de ma force, mon refuge est en Dieu. » Psaume 62 : 6-8
---
Extrait des « Trésors de la foi » par Charles Spurgeon.
« Ne dis pas : je rendrai le mal. Espère en l’Eternel, et Il te délivrera.»
Proverbes 20 :22

Ne soyez pas dans la hâte, mais laissez la colère se calmer. Ne dites ni ne faites rien pour vous venger. Vous seriez sûr d’agir de manière insensée en prenant les armes et en vous engageant dans vos propres batailles. Vous ne manifesteriez alors certainement pas l’Esprit du Seigneur Jésus. Il y a plus de noblesse à pardonner et à laisser passer les offenses. Garder en soi la rancœur d’une blessure et méditer la revanche revient à garder ouvertes les vieilles blessures et entailler de nouvelles. Mieux vaut oublier et pardonner.

Vous vous dites peut-être qu’il faut réagir d’une manière ou d’une autre si vous ne voulez pas être un grand perdant. Alors, faites ce à quoi la promesse pour aujourd’hui (29 Avril) vous enjoint : « Espère en l’Eternel, Il te délivrera. » Ce conseil ne vous coûtera pas un sou, mais il rapportera beaucoup plus. Gardez le calme et la paix. Espérez en l’Eternel et dites-lui votre grief. Etendez la lettre de Rabsaké devant le Seigneur et ceci en soi-même allégera le poids qui pèse sur votre esprit.

Il y a en outre une promesse : « Il te délivrera. » Dieu trouvera une voie de délivrance pour vous. Ni vous ni moi ne pouvons imaginer de quelle manière ce sera, mais il le fera certainement. La délivrance accomplie par le Seigneur sera un bien meilleur sort pour vous que d’engager des querelles mesquines et de vous couvrir de boue en luttant avec les impurs. Ne soyez plus en colère, mais placez votre cause entre les mains du Juge de toute la terre.

-fin-

N.B: Pour en savoir plus visitez notre site Internet:WordofPeaceandreconciliation/

 Chers bien aimés dans le Seigneur Jésus- Christ, je suis heureux de vous retrouver encore une fois sur notre page. Pour des raisons techniq...